Boutique cinéma (Carlotta suite)
CARLOTTA FILMS (Prix DVD Cahiers du cinéma 2007 pour l'ensemble de son travail éditorial et en particulier ses productions de l'année 2007), société de distribution créée il y a près de dix ans, spécialisée dans les reprises, sort régulièrement depuis cinq ans des coffrets, ou individuels, qui nous donnent la chance de découvrir ou redécouvrir des films incontournables, dans une présentation indiscutablement soignée (excellents visuels) dont les compositions font autant rêver que les titres proposés. Face à ce travail éditorial irréprochable, à ce son et à ces images excellents, cinéphiles et grand public se trouvent tout autant satisfaits. Il ne s'agit pas ici de ces collections bradées où les pâles copies et les bonus indigents vous font regretter une faiblesse. Car Carlotta Films ne se contente pas de ressortir les master mais part à la recherche de documents et propose des entretiens inédits qui, présentés en bonus, permettent une nouvelle lecture, un nouveau regard, avantage que donne le temps aux oeuvres, ce que l'on appelle l'analyse, exercice qui, on le sait, enrichit encore le rêve.
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ENQUÊTE SUR UN CITOYEN AU-DESSUS DE TOUT SOUPÇON
(INDAGINE SU UN CITTADINO AL DI SOPRA DI OGNI SOSPETTO)
Un film de Elio PETRI | Italie | 1970 | couleurs | 1.85
Réalisation : Elio PETRI - Scénario : Elio PETRI & Ugo PIRRO
Avec : GIAN MARIA VOLONTÉ, FLORINDA BOLKAN, Gianni SANTUCCIO, Orazio ORLANDO, Sergio TRAMONTI, Arturo DOMINICI & Salvo RANDONE
Musique : Ennio MORRICONE
Directeur de la photographie : Luigi KUVEILLER
Montage : Ruggero MASTROIANNI
Producteur : Daniele SENATOR - Production : VERA FILM
Synopsis : En Italie, au début des années 70, le chef de la brigade criminelle est sur le point d’être promu au poste de directeur de la section politique. Persuadé que ses fonctions le placent au-dessus des lois, il égorge sa maîtresse, Augusta Terzi, au cours de leurs joutes amoureuses. Avec un sang-froid parfait, il met tout en œuvre pour prouver que personne n'aura l'intelligence, ni même l'audace, de le soupçonner et de troubler ainsi la bonne hiérarchie sociale. Il s'ingénie à semer des preuves accablantes, relançant l'enquête quand celle-ci s'égare...
. Commander le DVD, 19,99€
LES PLAISIRS DE LA CHAIR de Nagisa Oshima
Drame | Japon | 1956 | 88mn
Objet cinématographique singulier, ce film radical est aussi le témoignage direct d’un cinéaste explorant les notions d’érotisme et de déchéance dans le Japon des années 60. Un chef-d’œuvre du nouveau cinéma japonais.
Résumé : Devenu assassin pour venger Shoko, la femme qu’il aime en secret, Wakizaka doit accepter le marché que lui propose l’unique témoin du meurtre, un fonctionnaire coupable d’avoir détourné 30 millions de yen : garder le butin jusqu’à sa sortie de prison. Mais Shoko s’est mariée avec un autre, et Wakizaka décide de dépenser tout l’argent en un an, puis de se suicider…
Bonus : . L’Au-delà des interdits (25 mn) un film-analyse de Jean Douchet
« Ce n’est pas de l’extérieur que vient le vrai danger. Il est dissimulé au plus profond de soi, à l’intérieur de la subjectivité névrotique de Wakizaka. »
. Bande-annonce
Note de La vie des films : Vingt ans avant L'Empire des sens Nagisa Oshima signe avec le premier long-métrage de sa maison de production Sozosha, une oeuvre puissante qui contient déjà les thèmes de la culpabilité, du sexe et de la société qui enferme. Une société vue ici par le prisme composite (alternant regard objectif et prises de vue subjectives, comme si la réalité était tour à tour le lien perdu et l'étau) de l'itinéraire d'un homme qui franchit à travers diverses femmes la même question de l'interdit moral et de la plongée dans l'impossible retour. Mais quel serait ce retour : retour à la famille traditionnelle japonaise, retour à un certain mensonge normatif, ou retour à un sacrifice humiliant, celui de faire disparaître un violeur que Wakizaka va peut-être simplement porter en lui-même et toujours vouloir faire taire parce qu'il n'a de cesse de crier et d'agir, réduisant tout ce qui pourrait faire reflet à un passé qu'il ne veut, ne peut retrouver et qui semble pourtant être tout le temps son espoir, le visage enfantin et pur d'une Shoko qui a eu le malheur d'épouser un autre que lui. Face à cette talentueuse succession de plans séquences et de surimpressions on pense alors aux identifications chez Antonioni, à cette façon psychanalytique de confondre les visages avec le visage, les silhouettes avec la silhouette, et de faire payer à d'autres une dette que la principale intéressée ignore et que le protagniste répète ici inlassablement à des oreilles indifférentes. Portraits de femmes aussi, des strates sociales de la vie japonaise des années 60, ses bourgeois, ses politiques, sa classe moyenne, son petit peuple, ses malfrats, de bas étage ou formé en pègre organisée, LES PLAISIRS DE LA CHAIR inquiète, émeut, captive. Voici les raisons qui font qu'il faut voir ce film commenté avec soin, brio et clarté par Jean Douchet, dans un bonus qui complète cette édition indispensable et extrêmement soignée (nouveau master restauré Haute Définition) qui sort en ce mois de juin 2008.
ACTUELLEMENT EN DOUBLE DVD COLLECTOR au prix de 20 euros
NUIT ET BROUILLARD AU JAPON de Nagisa OSHIMA
Drame | Japon | 1960 | 103mn
Résumé : Automne 1960. On célèbre le mariage de deux jeunes étudiants appartenant chacun à un mouvement politique différent. Pour le professeur Udagawa, qui fait le discours d'ouverture de la rentrée, c’est le symbole de la réconciliation de deux générations. Les invités étudiants et militants commentent ce point de vue, les générations et les avis se confrontent avec une hargne grandissante. Intitulé ainsi en hommage au film NUIT ET BROUILLARD (1955) d'Alain Resnais, Oshima tourne ce film pratiquement à l'insu du studio Shochiku, et traitant d'un sujet politique brûlant qui sera l’objet d’une polémique importante. Le cinéaste fait là un film politique et anti-establishment d’une grande richesse formelle, à une époque où les mouvements étudiants se développent et prennent la parole dans la politique.
Bonus : . Mises au point (11 mn)
À partir d'une série d'entretiens publiés au Japon en 2001, le réalisateur Nagisa Oshima revient sur sa conception de la mise en scène à travers Nuit et brouillard au Japon.
. Bande-annonce
ACTUELLEMENT EN DOUBLE DVD COLLECTOR au prix de 20 euros
L'ARGENT
Avec : PIERRE ALCOVER MARY GLORY BRIGITTE HELM YVETTE GUILBERT HENRY VICTOR ALFRED ABEL ANTONIN ARTAUD JULES BERRY
Réalisation : Marcel L’Herbier
France | 1928 | 164 mn
Résumé : Une guerre secrète oppose Nicolas Saccard, directeur de la Banque Universelle, et le banquier Alphonse Gunderman. Lorsque ce dernier remporte une victoire en empêchant que soit votée une augmentation de capital pour l’une des principales affaires de Saccard, tout bascule. Considéré comme ruiné, Saccard organise sa revanche et se met en tête de financer les recherches de Jacques Hamelin, un aviateur souhaitant exploiter des terrains pétrolifères en Guyane…
Bonus :
. Nouveau Master Restauré
. Présentation par Jean-François Zygel (3 mn)
. Nouvel accompagnement musical de Jean-François Zygel (Dolby Digital 5.0 & Stéréo)
. Format 1.33 respecté – 4/3 – 164 mn – Noir et Blanc
Note de La vie des films : Un monument qui permet de repenser la valeur du cinéma muet, le rapport du cadre au son, la musique, la transmission iconique de la sensation du bruit, le positionnement des comédiens face aux dialogues que le film ne rendra pas, l'invention d'un cinéaste et l'invention d'un langage cinématographique, les prouesses techniques, l'artisanat au service de l'art, la captation de l'espace, le cinéma comme outil d'une conscience sociale, les rapports de classes transcris par la mise en scène, par le sens du geste, du regard, du mouvement. Un film clé et des bonus qui permettent d'étayer une réflexion nécessaire pour qui cherche à comprendre comment s'est formé le 7ème art.
. Commander le DVD (sortie le 24 avril) : 30 euros
DEUX COFFRETS 4 DVD
UNE EDITION COLLECTOR 2 DVD
UNE VAGUE NOUVELLE
Œuvres complètes de Kijû Yoshida - partie 1 [60-64]
18 JEUNES GENS À L'APPEL DE L'ORAGE
BON À RIEN / LE SANG SÉCHÉ
LA FIN D'UNE DOUCE NUIT / ÉVASION DU JAPON
LA SOURCE THERMALE D'AKITSU
Six merveilles de la Nouvelle Vague japonaise marquant, de 1960 à 1964, le premier courant artistique de Kijû Yoshida. Imprégné par la Nouvelle Vague française et plus particulièrement par le cinéma de Jean-Luc Godard et de Jean-Pierre Melville, le réalisateur amorce au cours de cette période un discours esthétique autour de drames socio-politiques, tout en commençant à répondre à la vague florissante de mélodrames réalisés dans le Japon d’après-guerre.
Bonus : Préfaces de Kijû Yoshida, Entretien avec Mariko Okada, Bandes-annonces
• Commander le DVD (sortie 9 avril 2008) 50 euros
CONTRE LE MÉLODRAME
Œuvres complètes de Kijû Yoshida - partie 2 [65-68]
FLAMME ET FEMME
HISTOIRE ÉCRITE SUR L'EAU
AMOURS DANS LA NEIGE
LE LAC DES FEMMES
PASSION ARDENTE
Tout en poursuivant sa réflexion sur le mélodrame, Kijû Yoshida s’affranchit des contraintes des studios et fonde sa propre société indépendante aux côtés de son égérie Mariko Okada. Cette période, extrêmement riche et propice, permet au cinéaste de constituer une série de cinq œuvres majeures influencées par le cinéma européen et filmées dans un somptueux noir et blanc.
Bonus :
Préfaces de Kijû Yoshida
Bandes-annonces
"Kijû Yoshida : Qu'est-ce qu'un cinéaste?" Un film de Nicolas Ripoche
Ce film de 52 mn dresse le portrait de Kijû Yoshida, un homme que le cinéma a façonné. Construit en quatre époques, il montre le questionnement permanent du cinéaste sur son art, relayé par les témoignages de critiques et de cinéastes japonais et français.
• Commander le DVD (sortie 9 avril 2008) : 50 euros
EROS + MASSACRE (version courte et version longue)
Réalisation : YOSHIDA Kijû
Avec : Mariko Okada, Toshiyuki Hosokawa, Yûko Kusunoki
Drame | Japon | 1969 | 158 mn
Résumé : Alors qu’elle fait l’amour avec Unema, réalisateur de spots publicitaires, une étudiante de 20 ans, Eiko Sokutai, prend conscience d’elle-même et de son inévitable froideur. Peu de temps auparavant, elle a rencontré Wada, un jeune homme du même âge, qui reste malheureusement sourd à ses avances. Afin de mieux comprendre qui elle est, Eiko s’intéresse alors à l’anarchiste Sakae Ôsugi, qui, à l’ère Taishô, fut le chantre et le premier adepte de l’amour libre. Elle suit également les traces de Noe Itô, assassinée avec Ôsugi au lendemain du grand tremblement de terre de 1923 par un officier de l’armée japonaise…
Bonus :
. BANDE-ANNONCE
• YOSHIDA OU L’ÉCLATEMENT DU RÉCIT (29 mn)
Le cinéaste Kijû Yoshida et les historiens du cinéma Jean Douchet et Mathieu Capel reviennent sur la figure du personnage historique Sakae Ôsugi ainsi que sur les thèmes d’Eros + Massacre et sa radicalité.
> Commandez le DVD chez CARLOTTA FILMS au prix de 25 euros (sortie 9 avril 2008)
TESHIGAHARA : Coffret 4 DVD
Horreur/ Fantastique/ SF | Japon | | mn
Réalisation : Hiroshi TESHIGAHARA
Résumé :
3 grands classiques de la Nouvelle Vague japonaise réalisés par Hiroshi Teshigahara où se mêlent fantastique, absurde et critique sociale. Cultivant une étroite collaboration avec le romancier Kôbô Abe, le cinéaste façonne un univers artistique fascinant, où les thèmes de l'identité, du double et de la manipulation prennent un nouveau sens. Une anthologie dédiée au cinéaste, également composée de courts-métrages inédits et du documentaire en deux parties José Torres, plongée singulière au cœur de l’univers de la boxe.
Horreur/ Fantastique/ SF | Japon | | mn
Réalisation : Hiroshi TESHIGAHARA
Avec :
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Le Traquenard (1962)
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La Femme des sables (1964)
(version cinéma + version intégrale inédite)
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Le Visage d'un autre
Bonus :
7 COURT-METRAGES DE TESHIGAHARA
3 DOCUMENTAIRES AUTOUR DE SON OEUVRE
ET LES BANDES-ANNONCES DES FILMS
Commandez le coffret chez chez CARLOTTA FILMS au prix de 50 euros
COFFRET KENJI MIZOGUCHI Les années 40
DVD 1 :
CINQ FEMMES AUTOUR D'UTAMARO (1946, 95 mn) (biographie du peintre et graveur Utamaro Kitagawa (1753-1806))
avec Kinuyo TANAKA et Minosuke BANDO
Bonus :
Misère et grandeur de la beauté (22 mn)
Une analyse de Jean Douchet.
Yoshiwara et le Monde Flottant (22 mn)
Hélène Bayou, conservatrice au musée national des Arts asiatiques-Guimet, nous présente Yoshiwara, quartier des plaisirs de l'ancienne capitale du Japon de l’ère Edo, et décor du film de Mizoguchi.
Images d’Utamaro (17 mn)
Kitagawa Utamaro en quelques estampes par Hélène Bayou.
Entretien avec Kaneto Shindô (11 mn)
DVD 2 :
L'EPEE BIJOMARU (1946, 66 mn)
avec Isuzu YAMADA et Eijiro YANAGI
L'AMOUR DE L'ACTRICE SUMAKO (1947, 95 mn)
avec Kinuyo TANAKA et So YAMAMURA
Bonus :
L’Épée Bijomaru par Jean Douchet (4 mn)
Entretien avec Kaneto Shindô (11 mn)
L’Amour de l’actrice Sumako par Jean Douchet (5 mn)
Kenji Mizoguchi de 1945 à 1949 (30 mn)
Charles Tesson revient sur les cinq films de Mizoguchi réalisés durant la période où l’occupant américain contrôlait le cinéma japonais.
DVD 3 :
LES FEMMES DE LA NUIT (1948, 75 mn)
avec Kinuyo TANAKA et Kumeko URABE
FLAMME DE MON AMOUR (1949, 84 mn)
avec Kinuyo TANAKA et Ichiro SUGAI
Bonus :
Les Femmes de la nuit par Jean Douchet (5 mn)
Entretien avec Kaneto Shindô (14 mn)
Flamme de mon amour par Jean Douchet (5 mn)
Sous la plume de Jean Douchet, une introduction au film Flamme mon amour
Note de La vie des films : Magnifiques portraits de femmes, lyrisme, pessimisme et réalisme tragique, tout autant que regard sur l'art. Kenji Mizoguchi (1898 - 1956) dont il faut rappeler que la mère fut vendue par le père, violent et tombé dans la misère, comme geisha, commença par étudier la peinture dans une académie et travailla comme dessinateur publicitaire avant de prendre le chemin du cinéma, d'abord comme acteur, puis comme assistant réalisateur avant de passer lui-même à la réalisation. Débuts marqués par son engagement contre le totalitarisme et par son intérêt pour le monde des prostituées. Autant d'éléments qui constituent la base de ce qui fait sans doute la sensibilité à fleur de peau de ces films d'après-guerre ici présentés dans de nouveaux masters restaurés de très belle qualité. Rappelons aussi que ces films sont en noir et blanc (en versions originales sous-titrées en français). En effet sur les 89 films répertoriés de sa carrière qui s'achève en 1956 par La rue de la honte, Kenji Mizoguchi n'en réalisa que deux en couleur. Dans les bonus, parmi des documents passionnants, vous trouverez les analyses de Jean Douchet, journaliste, écrivain et enseignant né en 1929, auteur de Connaissance de Mizoguchi (Documentation FFCC, 2, 1965, pp. 6-7/ Revue Cinéma n° 236-237 page 94, article d'ensemble)
> Commandez le coffret KENJI MIZOGUCHI au prix de 50 euros (disponible dès maintenant : 5 chefs-d'oeuvre exceptionnels, inclus bonus exclusifs + Livret de 32 pages, inédit)
KENJI MIZOGUCHI LES ANNÉES 30
EDITION COLLECTOR 2 DVD (Sortie le 19 mars 2008)
La cigogne en papier (87 min):
Sokichi quitte son village pour faire ses études de médecine. Obligé de faire le serviteur pour avoir un toit et ne pas mourir de faim, il rencontre Osen, une belle prostituée qui le prend en pitié. Celle-ci, contrainte de participer aux activités douteuses d'une bande de voyous organisée par Matsuda, escroque la plupart de ses clients...
Bonus:
La Cigogne en papier par Pascal Vincent (3 mn) Une introduction au film La Cigogne en papier par Pascal Vincent.
L'art du benshi (12 mn) Témoignages autour de ces bonimenteurs de films muets, qui disparurent à l'arrivée du parlant. La Cigogne en papier est le dernier vestige de ce métier, l'un des tout premiers du cinéma.
La Cigogne en papier : en direct avec un benshi (15 mn) Revivez, à travers une séquence, "La Cigogne en papier" tel qu'il fut découvert par le public japonais en 1935 et, pour la première fois dans une version en langue française. Avec la participation exceptionnelle de Osamu Kuroi.
Oyuki la vierge (78 min):
Dans la Japon des années 1870, à l'époque de la guerre de Seinan, Oyuki, une prostituée, fuit l'armée impériale. Oyuki voyage avec Okin, issu également des classes populaires et quelques nobles méprisants. Arrivés à Yashiro, un membre de l'armée Saigô, présent sous un déguisement, est démasqué et exécuté...
Les coquelicots (68 min):
Un vieux professeur à la retraite accompagne sa fille Sayako à Tokyo pour la marier à Ono, son ami d'enfance. Mais le jeune homme est séduit par Fujio, une jeune fille moderne fiancée à Munechika. Ono décide alors de quitter Sayako...
Bonus : Oyuki la vierge par Pascal Vincent (3 mn) Une introduction au film Oyuki la vierge par Pascal Vincent.
Isuzu Yamada, une vie d'actrice (19 mn) Retour en images sur la vie et la carrière d'Isuzu Yamada, une des plus grandes actrices japonaises, et première muse de Kenji Mizoguchi.
Les Coquelicots par Pascal Vincent (2 mn) Une introduction au film Les Coquelicots par Pascal Vincent.
> Commandez le coffret au prix de 40 euros
LES SOEURS DE GION (67 minutes) - Sortie France le 19 mars 2008
Drame | Japon | 1936 | 67mn
Réalisation : MIZOGUCHI Kenji - Scénario : MIZOGUCHI Kenji et Yoshikata Yoda
Interprétation : avec Isuzu YAMADA, Yôko UMEMURA
Résumé : Dans le quartier de Gion réservé aux geishas vivent Umekichi et Omocha, deux soeurs que tout oppose. Si la première est d’une éducation traditionnelle et accepte sa soumission au désir masculin, la seconde réfute sa condition. Quand un ancien client proche d’Umekichi emménage chez elles suite à la faillite de son magasin, Omocha imagine un plan et met à profit sa théorie sur les hommes…
Bonus :
Les Soeurs de Gion par Pascal Vincent (3 mn) Une introduction au film Les Soeurs de Gion par Pascal Vincent.
Un film d'apprentissage (15 mn) Commentaire et analyse du film par Charles Tesson, enseignant et critique.
Geishas de Gion, l'art de paraître (52 mn) un film d'Antoine Lassaigne. Que reste-t-il aujourd'hui de Gion et de ses geishas, décor et sujet de prédilection de Kenji Mizoguchi ? Retour dans le célèbre quartier traditionnel de Kyoto.
Note de La vie des films : Sublime mise en scène qui, alors que le film date de 1936, contient tous les aspects d'un modernisme à la pointe de la justesse et de la tension dramatique. Maîtrise de l'ellipse, conscience du destin noir des personnages vecteurs de leurs gestes souvent destructeurs, étude de moeurs mais avant tout sociale, oeuvre précurseuse d'une carrière phénoménale, Les Soeurs de Gion est de ces moments de cinéma inoubliables. Temps court, 67 minutes, pour une dimension humaine non mesurable, tant nous implique le rythme et les vides laissés par le gouffre des âmes ici précipitées dans les cercles infernaux de leur impuissance à ce que le monde soit autre qu'il n'est. L'émotion à l'état pur, la rigueur d'un bijou taillé dans la pierre par un regard de maître à penser, à montrer, à peindre les ruelles étroites et les couloirs sans fin, les tapis où s'agenouillent les pions qui s'entredéchirent. Fascinant portrait de femmes, aussi, soeurs en désaccord, prostituées à la recherche de l'idéal protecteur, représentatives de deux mondes qui s'opposent pour ne plus se ressembler.
> Commandez le DVD au prix de 20 euros
BERLIN ALEXANDERPLATZ (sortie DVD le 06 octobre 2007)
Réalisation : FASSBINDER Rainer Werner
Drame | Allemagne | 1980-83 | 910mn
Résumé :
Franz Biberkopf vient de sortir de la prison de Berlin-Tegel où il avait été emprisonné pour le meurtre de son amie Ida. Il commence alors une nouvelle vie, se jure de rester honnête. Il retrouve quelques amis et cherche un soutien auprès de ses différentes maîtresses. Dans son entourage, il y a Eva, son amie de toujours, Lina, une Polonaise rencontrée dans la brasserie où Franz est un habitué, et sa propriétaire, Madame Bast. Mais à Berlin dans les années 1927-1928, la vie est rude et le travail rare…
Tourné pour la télévision entre 1979 et 1980, Berlin Alexanderplatz n'est pas simplement le film le plus ambitieux de R.W. Fassbinder : il constitue l'obsession d'une vie, celle du réalisateur face à l'œuvre de Döblin, et est considéré comme son plus grand film
Avec :
Günter LAMPRECHT - Franz Biberkopf
Hanna SCHYGULLA - Eva
Gottfried JOHN - Reinhold Hoffmann
Peter KOLLEK - Nachum
Bonus :
Regards sur le tournage (1980 – Couleurs – 44 mn)
Un document d’époque exclusif sur le tournage de Berlin Alexanderplatz.
Documentaire de Juliane Lorenz (2007 – Couleurs – 65 mn)
Près de trente ans après sa réalisation, une commémoration autour de Berlin Alexanderplatz agrémentée de nombreux entretiens avec notamment Günter Lamprecht, Hanna Schygulla…
Regards sur la restauration (2006 – Couleurs – 32 mn) - Ou comment Berlin Alexanderplatz a été restauré en Haute Définition, complété par de nombreux entretiens.
Exemples de restauration (7 mn) : Un comparatif avant/après restauration.
Galerie de photos
Résumés des épisodes II à XIII (4 mn)
Bande-annonce
Note de La vie des films : Une série de 13 épisodes et un épilogue tournée en 16 mn (une seule prise par scène!) et récemment restaurée numériquement, en haute définition (2K) par les soins de la Fondation Fassbinder et de Bavaria Film, a pour univers, pour ceux qui n'ont pas pu voir l'ensemble projeté le premier week-end d'octobre 2007 au Grand Rex à Paris (projection, qui sera suivie d'autres dans de nombreuses villes françaises), les jours sombres de la République de Weimar dans les bas-fonds de Berlin. Adaptée du roman éponyme d’Alfred Döblin (médecin avant d'être écrivain) publié en 1929, cette série s'attache à un Franz Biberkopf (Günter Lamprecht), le protagoniste, face à un Hoffmann Reinhold, l'antagoniste et pourtant ami qui veut l'empêcher de tenir sa promesse : être un homme honnête, racheter sa conscience. Mais si les Allemands de l'Ouest découvre cette série héritière de l'expressionisme, pour la première fois en 1980, sous forme de feuilleton télévisé hebdomadaire, nous pouvons la regarder aujourd'hui d'une seule traite (15h30 ! une sacrée journée de visionnage) ou à notre convenance, mais nous en serons de toute façon marqués et comme réinvités dans la puissance créatrice que nous connaissions déjà de ce cinéaste de génie mort à 37 ans d'une rupture d'anévrisme à Munich (1945-1982), quand certains parlèrent d'un suicide ou d'une over-dose, et qui nous donne ici à voir une sorte de long métrage en éventail, une fresque ombrée, un essai sur les forces intérieures de l'être, sur ses contradictions, sur les risques que lui font encourir sa solitude ou peut-être plus encore sa crainte de la solitude. Alors il s'entoure d'amis, d'amours, et il en paie ou pas le prix mais quelque chose ronge son innocence. BERLIN ALEXANDERPLATZ est une oeuvre-fleuve magistrale.
> Commandez-là au prix de 60 euros
ESPIONS SUR LA TAMISE de Fritz LANG
Résumé : En Angleterre durant la Seconde guerre mondiale. Après avoir été interné quelque temps, Stephen Neale est libéré. À sa sortie, près de la gare, la fête de charité organisée par l’association “Mères des Nations Libres” attire son attention, tandis que le gain d’un gâteau au contenu bien mystérieux commence à faire des envieux…
Polar/ Policier /Suspense | États-Unis | 1944 | 83 min
Réalisation : Fritz LANG
Avec : Ray MILLAND, Marjorie REYNOLDS, Carl ESMOND, Hillary BROOKE
Bonus
. L’Esprit émietté (15 mn)
Une analyse de film par Jean Douchet autour de la figure du héros langien et de la paranoïa.
. Bande-annonce
Note de La vie des films : Ce qui frappe dans ce film est la purété du traitement qui est au coeur, comme le commente Jean Douchet dans le bonus, du travail de Fritz Lang. Épure aux formes signifiantes, sens du tragique à travers les rapport des géométries dans le plan, effets trompe-l'oeil des miroirs et rapport prégnant à l'inconscient comme véhicule des actes, toute la dramaturgie du maître est ici en jeu en une époque déterminante de notre histoire, quelques mois avant le débarquement. C'est donc aussi un regard sur un moment clé du XXème siècle, où Londres était parsemée d'ombres et d'espoirs, et de sang, que porte Fritz Lang dans les règles du genre. D'où la forte impression que laisse cette oeuvre où un négatif enfoui est l'objet de toute une machinerie aux balanciers arrêtés par la culpabilité du héros qui cherche avec nous où s'est enrayé le système qui en fait une cible. Un très grand polar, un très grand cinéaste, à voir ou à revoir, dans un été dont les brouillards ressemblent fort à ses images en noir et blanc indémodables et fascinantes.
> Commandez au prix de 20 euros
LA GRANDE HORLOGE de John FARROW
Construit sous la forme d’un gigantesque flash-back, La Grande horloge fait partie des œuvres les plus accomplies du réalisateur John Farrow. D’une grande rigueur narrative, appuyée par une mise en scène tour à tour ingénieuse et oppressante, ce grand classique du polar hollywoodien est un tour de force formel exceptionnel, porté par un trio d’acteurs prestigieux, une musique endiablée signée Victor Young et une photographie de John Seitz, l’incomparable chef opérateur d’Assurance sur la mort.
Résumé : George Stroud est le rédacteur en chef de « Crimes-Magazine », propriété du magnat de la presse, Earl Janoth. Lorsque Pauline York, l’ancienne maîtresse de Janoth, rentre dans sa vie durant quelques minutes, les ennuis commencent pour Stroud…
Polar/ Policier /Suspense | États-Unis | 1948 | 91 min
Réalisation : John Farrow - Scénariste : Jonathan Latimer
Compositeur : Victor Young - Monteur : Leroy Stone - Directeur de la photographie : John Seitz
Avec : Ray Milland : George Stroud
Charles Laughton : Earl Janoth
Rita Johnson : Pauline York
Maureen O'Sullivan : Georgette Stroud
George Mcready : Steve Hagen
Bonus :
.Un polar de précision (20 mn)
Bernard Eisenschitz revient sur la mécanique du film, sa genèse et la relation artistique entre le réalisateur John Farrow et le chef opérateur John Seitz.
.Bande-annonce
Note de La vie des films : Adaptée du roman "Le grand Horloger" de Kenneth Fearing, écrit en 1946 et traduit l'année suivante en France par Boris Vian, pour être dès après achetée par Hollywood, cette histoire à suspense qui a pour cadre l'empire de la presse, nous montre tout comme "Espions sur la tamise" commenté ci-dessus un homme piégé par une horloge, verte ici, couleur déterminante dans cette intrigue époustouflante, ludique, noire et pourtant joyeuse parce que les comédiens à la fois précis et libres y déploient une énergie hautement communicative. Traité avec de généreux et talentueux plans-séquences que l'on doit à John Farrow, père de Mia Farrow (née en 45 et dont la mère n'est autre que Maureen O'Sullivan (qui fut l'interprète de Jane dans Tarzan) qui joue ici la femme du protagoniste interprété par le tout aussi célèbre Ray Milland) et à son inspiré directeur de la photo John Seitz, ainsi qu'à leur équipe qui tire tous les avantages du tournage en studio, nous passons en cette compagnie un moment d'enchantement. Traque aux contours hitchcockiens, humour dans le traitement parfois distancié, parfois cauchemardesque, comme en un balancier féroce et maîtrisé, un régal du film de genre. Avec en bonus un commentaire documenté et solide sur la génèse et la construction filmique de ce récit auquel Charles Laughton en magnat de la presse donne des reflets d'angoisse et d'humanité dont Bernard Eisenschitz sait pour nous éclairer les nuances.
> Commandez au prix de 20 euros
LE TEMPS DES GITANS Drame | Yougoslavie | 1989 | 136 mn de Emir Kusturica (Date de première sortie: 01/01/1988 - Date de reprise : 13/06/2007) Disponible depuis le 6 juin 2007 :
Résumé : Enfant bâtard d'un soldat slovène et d'une Tzigane. Perhan vit dans un taudis de la banlieue de Skopje avec sa grand-mère maternelle Baba, guérisseuse, sa jeune soeur Danira infirme des jambes, son oncle Merdzan qui engrosse les filles, et un dindon qu'il a adopté. Perhan veut épouser Azra, son amour d'enfance, mais la mère de celle-ci, vraie harpie, le rejette comme un mauvais parti. Il ne reste plus au garçon qu’à sortir de la misère et à faire fortune. Mais comment ?
Note de La vie des films : Film culte, qui nous a fait tant rêver de 1989 à aujourd'hui - qui n'a pas rêvé en effet à son tour après ces 136 minutes de folie, de musique (de l'incomparable Goran Bregovic), d'amour et de parcours initiatique dans la fièvre et l'errance, de faire voler les fourchettes ? - Le temps des gitans ressort dans une version d'une qualité exceptionnelle pour nous replonger avec encore plus de précision dans la passion filmée par le talentueux et délirant Emir Kusturica. La fête et la magie, la puissance du mental dans un monde de violence... un pur régal à l'autel de la démesure. Inoubliable. Et des bonus (+ de deux heures) qui permettent d'approfondir son regard sur cette oeuvre. Un coffret de haute volée !!!
Nouveau master restauré - Son stéréo Dolby Surround
DVD1: Film et Bande-annonce.
DVD2:
- Autour du Temps des Gitans (15 mn)
La place du film Le Temps des Gitans dans l’œuvre d’Emir Kusturica.
- Le rêve gitan (21 mn)
Un entretien exclusif avec Emir Kusturica.
- La musique comme art de vivre (20 mn)
Dimitri Galitzine, ethnologue, évoque l’importance de la musique au sein du film et des cultures tziganes.
- L’errance et le rêve (14 mn)
Sur un texte de Jean-Max Méjean, auteur de l’ouvrage Emir Kusturica, une étude sur les symboles et les thématiques du film.
- Témoignage d’amitié (15 mn)
Serge Regourd, ami d’Emir Kusturica, évoque la personnalité du cinéaste et sa singularité.
- Kusturica tourne Le Temps des Gitans (6 mn)
Sur le tournage du Temps des Gitans, un entretien d’époque avec le réalisateur. - Kustuland (5 mn)
Une visite exclusive de Küstendorf, le village qu’Emir Kusturica construit depuis 2003 dans les montagnes serbes.
- Fin alternative (3 mn)
> Commandez le coffret LE TEMPS DES GITANS au prix de 25 euros pour que le réalisme magique arrive chez vous !
COFFRET JOAQUIM PEDRO DE ANDRADE - 5 DVD (sortie le 4 juillet)
L'intégralité de l'oeuvre de Joaquim Pedro de Andrade, figure phare et esprit libre du Cinema Novo (et de nombreux bonus).
DVD 1 :
Macunaima (1969 - De la jungle à la ville, le "héros sans caractère", brille par sa paresse et sa désinvolture...)
DVD 2 : Les Conspirateurs (1972 - A la fin du XVIIIème siècle, un groupe d'intellectuels mené par un sous-lieutent nommé Tiradentes, prépare un soulèvement pour rendre au peuple brésilien son indépendance...)
DVD 3 :
Le prêtre et la jeune femme (1965 - Dans une ancienne région minière, la seule jeune femme d'un village bientôt désert, est l'objet de toutes les convoitises...)
DVD 4 :
Guerre conjugale (1975 - Un vieux couple manifeste sa haine réciproque, un avocat s'efforce de séduire les femmes à sa portée, un homme fait des avances à un ancien camarade de classe...)
DVD 5 :
L'homme du bois Brésil (1981 - La vie, les amours et l'oeuvre de l'écrivain moderniste révolutionnaire Oswald de Andrade...)
Bonus dans chacun des 5 DVD :
- Entretiens
- Making of
- Courts métrages
- Documents sur la restauration
-
Bandes-annonces
Ce qui fascine lorsque l'on plonge dans ces plus de 13 heures de films, documentaires et documents qui nous permettent de détenir en DVD enfin la filmographie complète de ce magique réalisateur brésilien (1932-1988) aux 14 films, documentaires et fictions, entre 1959 et 1981, c'est ce regard à la fois affranchi et ancré dans son époque (avant, pendant et après le coup d'Etat des généraux) qui transforma le cinéma de son pays.
A signaler :
-
« Macunaima », comédie délirante de 1969 adaptée d'un classique des années 20 (né noir d'une mère indienne, Macunaima devient blanc sous une pluie magique. Il rencontre des personnages mythologiques et des acteurs de luttes politiques urbaines, tels qu'une guerrillera et un grand patron transmuté en géant cannibale), sort en salles, en copie neuves restaurées à partir du 20 juin 2007.
- Rétrospective à partir du 4 juillet 2007 : Le Latina, 20, rue du Temple, 75004 Paris, tél. 01 42 78 47 86 – site : lelatina.com
> commandez (le coffret de 5 DVD JOAQUIM PEDRO DE ANDRADE pour 49 euros)
Et toujours disponibles et à acquérir au plus vite : deux coffrets sortis en mai réunissant d'époustouflants chefs-d'oeuvre, tour à tour mythiques et mystiques : L'un est une partie de la mine d'or du thriller psychologique que constitue le travail de Siodmak qui a révolutionné le genre après avoir fui l'Allemagne nazie, transitant par la France avant de rejoindre son frère aux États-Unis. L'autre une leçon d'humanité, un regard documentaire et nostalgique marqué par l'influence du néo-réalisme, fresque historique et intimiste sur des familles de paysans à la fin du XIXème siècle, une plongée dans les milieux modestes de la Lombardie d'après-guerre où l'on suit deux jeunes gens qui se rencontrent dans une entreprise où ils postulent comme employés, enfin sur la solitude et l'amitié entre deux générations dans le milieu ouvrier. Des heures de plaisirs, de peurs, de larmes et de fascinations.
COFFRET SIODMAK - 4 DVD
* LES TUEURS(1946 - 98 mn) avec Burt LANCASTER et Ava GARDNER
* PHANTOM LADY (1944 - 83 mn) avec Ella RAINES et Franchot TONE
*
COBRA WOMAN (1944 - 68 mn) avec Maria MONTEZ et Jon HALL
Bonus :
DVD 1
- Bandes-annonces
DVD 2
- Hemingway / Siodmak (23 mn)
- Entretien avec Hervé Dumont (16 mn)
- Expressionnisme en noires et blanches (16 mn)
- Le boxeur sans confession (15 mn)
- Les Tueurs version radiophonique (1949 – N&B – 30 mn)
- Les Tueurs d’Andreï Tarkovski (1956 – N&B - 19 mn)
- Inclus : le livret Collector de la nouvelle d’Hemingway
DVD 3
- Entretien avec Hervé Dumont (17 mn)
- Conversations avec Robert Siodmak (1971 – Noir & Blanc – 60 mn)
- Bande-annonce
DVD 4
- Entretien avec Hervé Dumont (10 mn)
- Bande-annonce
> commandez (le coffret SIODMAK: 45 euros)
COFFRET OLMI - 3 DVD
*L’ARBRE AUX SABOTS (1978, 178 mn) Palme d'Or Cannes 1978 - Meilleur Film Étranger aux César 1979
avec Luigi ORNAGHI et Francesca MORIGGI
*
L'EMPLOI (1961, 93 mn)
avec Loredana DETTO et Sandro PANSERI
*
LE TEMPS S'EST ARRÊTÉ (1963, 83 mn)
avec Natale ROSSI et Roberto SEVESO
Bonus :
DVD 1
- Bande-annonce
DVD 2
- Conversation exclusive avec Ermanno Olmi autour de L’Emploi (21 mn)
- Dialogue d’un vendeur de calendriers et d’un passant (1954, 10 mn)
un court-métrage de Ermanno Olmi d’après les Petites Œuvres morales de Giacomo Leopardi.
- Bande-annonce
DVD 3
- Conversation exclusive avec Ermanno Olmi autour du Temps s’est arrêté (23 mn)
- Conversation inédite avec Ermanno Olmi autour de L’Arbre aux sabots (20 mn)
> commandez (le coffret OLMI : 35 euros)
CRISS CROSS de Robert SIODMAK - EN DVD LE 22 AOUT
Polar/ Policier /Suspense | États-Unis | 1949 | 88mn - Titre français : Pour toi, j’ai tué
Réalisation : SIODMAK, Robert
Scénario : Daniel Fuchs d'après le roman de Don Tracy
Monteur : Ted J. Kent
Avec : Burt Lancaster : Steve Thompson (le narrateur)
Yvonne De Carlo : Anna Dundee
Dan Duryea : Slim Dundee
Stephen Mcnally : Le lieutenant Pete Ramirez
Percy Helton : Frank, le barman
Résumé :
De retour à Los Angeles, Steve Thompson retrouve Anna, son ex-femme dont le souvenir l’obsède. Celui-ci propose à Slim Dundee, le nouvel amant d’Anna, le braquage d’un fourgon blindé dont il serait le chauffeur. Mais le plan dérape et l’un des gardes est tué froidement…
L’un des plus grands chefs-d’œuvre du film noir. Réalisé par Robert Siodmak, Criss Cross est un aboutissement thématique et formel absolu dans sa carrière. Les personnages en marge de la société, usés et abusés, poussent jusqu’à l’extrême l’iconographie sans concession et implacable du genre. Porté par le duo Burt Lancaster – Yvonne De Carlo, Criss Cross est à l’image de son final : époustouflant !
Bonus :
. Répétitions/Obsessions (20 mn)
Serge Chauvin, Maître de conférences en littérature et cinéma américains, revient sur la répétition comme figure chez Robert Siodmak et sur les motifs récurrents entre Criss Cross et Les Tueurs.
. Bande-annonce
Note de La vie des films : Travail sur le flash-back, sur le triangle amoureux, sur l'entêtement, les chassés-croisés (d'où le titre), sur l'ambiguïté et le décalage entre ce qui aurait pu être et ce qui est, sur les ombres hitchcockiennes dans les couloirs, et sur l'implacabilité du milieu dirigé de main de fer par Slim que campe un Dan Duryea angoissant de froideur et de détermination, ce film intensément noir, où Burt Lancaster est une statue de beauté et de sensibilité face à une Yvonne De Carlo rayonnante d'égoïsme et peut-être d'amour simplement difficile et fou, est poignant de par sa rigueur et de par le feu qui anime ses personnages traqués par la fatalité. On remarquera l'attention portée aux seconds rôles, tel le barman Franck à la curieuse voix de fausset, et la première apparition de Tony Curtis à l'écran, en beau figurant. Du très grand cinéma. Produit par Universal International Pictures. Photographie esthète de Frank Planer, musique de Miklos Rosza qui colle aux pas des futures victimes. Toute une époque.
> commandez CRISS CROSS au prix de 20 euros
LA CLE DE VERRE de Stuart HEISLER - EN DVD LE 22 AOUT
Polar/ Policier /Suspense | États-Unis | 1942 | 85mn - Réalisation : HEISLER, Stuart
Titre original : The Glass Key - Scénario : Jonathan Latimer
Directeur de la photographie : Theodor Sparkuhl
Compositeur : Victor Young
Monteur : Archie Marshek
Avec :
Alan Ladd : Ed Beaumont
Veronica Lake : Janet Henry
Brian Donlevy : Paul Madvig
Bonita Granville : Opal Madvig
Richard Denning : Taylor Henry
Joseph Calleia : Nick Varna
Résumé :
Puissant agent électoral, Paul Madvig décide de soutenir la candidature du sénateur Ralph Henry dont le programme électoral résonne avec effroi dans les bas-fonds de la ville. Nick Varna, un gérant de salles de jeux, est le premier affecté par ce programme et par la trahison de Madvig. Lorsque Taylor Henry, fils de l'homme politique, est retrouvé assassiné, la tension monte…
Seconde adaptation du roman de Dashiell Hammett, La Clé de verre comporte certaines scènes d’une violence inouïe pour l’époque. Déjouant les codes de la censure, Stuart Heisler impose de nombreux thèmes et codifications propres au film noir : masochisme, corruption et ambition sans limite s’épanouissent, bien que le genre n’en soit encore qu’à ses débuts.
Bonus :
« Pour quelques raisons obscures… » (26 mn)
Philippe Labro, cinéaste et écrivain, revient sur l’influence majeure du romancier Dashiell Hammett dans le film noir et sur le style Hardboiled du roman noir des années 40.
. Bande-annonce
Note de La vie des films : Deuxième collaboration entre Alan Ladd et Veronica Lake après Tueurs à gages, un film de Frank Tuttle d'après l'oeuvre de Graham Greene tourné quelques mois auparavant (Frank Tuttle avait aussi tourné en 1935 une première adaptation de La clé de verre avec George Raft et Claire Dodd, moins convaincante que celle qu'allait réaliser Stuart Heisler), La Clé De Verre, produit par la Paramount, est une plongée vertigineuse dans le double thème de l'attachement et de l'ambivalence, ce qui forme peut-être un seul thème en forme de vrille : la résistance à soi-même. C'est aussi un film sur l'amitié, celle qui lie deux hommes dans une société corrompue dont Hammett livrait les rouages avec la maitrise d'un joueur exceptionnel et que Stuart Heisler, ancien monteur et écrivain de polars lui-même, retranscrit à l'écran dans une fidélité lumineuse. Entièrement tourné en studio, une mise en scène superbe, des interprètes d'une puissance et d'une intelligence de jeu à couper le souffle, un rythme taillé au couteau. 1942, comme le dit Philippe Labro dans l'enthousiaste et passionnant entretien qui accompagne le film : "On entre dans la décennie royale ! ".
> commandez LA CLE DE VERRE au prix de 20 euros
GENERAL IDI AMIN DADA - EN DVD LE 22 AOUT
Réalisation : SCHROEDER Barbet
France | 1974 | 86mn
Avec : Idi Amin - Fidel Castro - Golda Meir
Résumé : Tour à tour naïf ou lucide, drôle ou inquiétant, illuminé ou sûr de sa force physique et de la mission qu’il doit accomplir, Amin Dada n’en finissait pas d’intriguer, sinon d’inquiéter. Il était celui qui acclamait Hitler et faisait disparaître des milliers de personnes… Barbet Schroeder réalise un portrait stupéfiant du Général Idi Amin Dada en prenant le dictateur ougandais à son propre jeu. Le cinéaste dévoile l’image mégalomane et jusqu’au-boutiste de ce dernier en détournant les règles du documentaire, et livre une œuvre cinglante et indispensable.
Bonus : L'Ouganda au temps de Dada (5 mn) - Une préface historique sur le Général Idi Amin Dada et son pays - Entretien avec Barbet Schroeder par Jean Douchet (21 mn) : Quand Jean Douchet et Barbet Schroeder se rencontrent pour un entretien inédit, le Général Idi Amin Dada est détrôné.
Idi Amin Dada, Général ubuesque (18 mn)
Thierry Michel, cinéaste documentariste et enseignant à l'IAD de Bruxelles, auteur de Mobutu Roi du Zaire, revient sur les enjeux de l’écriture documentaire et sur la structure du film comparable aujourd'hui à l'émission Strip Tease.
Note de La vie des films : Un étrange documentaire, exceptionnel, parce que le réalisateur a su laisser croire à Amin Dada - à la voix lénifiante et embarrassante parce que l'on sent le monstre derrière les rires réguliers qui semblent appeler à une certaine complicité - qu'il faisait lui-même le film, ce qui en partie était vrai puisque Barbet Schroeder se pliait stratégiquement aux caprices enfantins du dictateur, filmer un hélicoptère par exemple... L'entretien avec Jean Douchet permet de très bien comprendre quel était le défi, et quelles en furent ses conséquences. Car avec ce genre de despote délirant que rien n'arrête, ni les armées, ni les esprits puisqu'il disait avoir un cerveau supérieur à tout autre (né en 1924 il meurt en 2003 après avoir régné sur l'Ouganda de 1971 à 1979), une telle aventure n'était pas sans risques. On en sent le poids, et le poids de la folie imposée à un peuple, tout au long de cet entretien où le seigneur assassin est omniprésent. A voir absolument.
> commandez GENERAL IDI AMIN DADA au prix de 16 euros
voir aussi Coffret Barbet SCHROEDER au prix de 35 euros
CARLOTTA FILMS : 8 Bd Montmartre 75009 Paris - Tél: 01 42 24 10 86 - Fax: 01 42 24 16 78 - site : www.carlottafilms.com/pre_accueil.html
BODEGA FILMS DVD
JODHAA AKBAR - Coffret Collector 3 DVD
Résumé
Au 16e siècle, l'Hindoustan est dominé par la dynastie des empereurs musulmans moghols. Le dernier héritier, Jalaluddin Muhammad Akbar, un farouche guerrier, multiplie les batailles pour repousser les frontières de l'empire.
Afin d'unifier le territoire qui deviendra l’Inde, il consent à épouser Jodhaa, une princesse rajpoute hindoue...
A propos du film
Après Lagaan et Swades, Ashutosh Gowariker réalise une nouvelle fresque épique, inspirée de l’histoire du véritable empereur Akbar. Sublimé par une photographie flamboyante, Jodhaa Akbar est autant un splendide conte indien qu’une formidable reconstitution historique, tournée dans les décors naturels grandioses du Rajasthan. Les stars Aishwarya Rai (Devdas) et Hrithik Roshan (La Famille indienne) interprètent magnifiquement cette histoire d’amour hors normes, l’élevant au rang de chef d’oeuvre du cinéma Bollywood.
Ashutosh Gowariker s’est entouré d’une équipe de chercheurs et d’historiens de New Delhi, Agra ou encore Jaipur, pour illustrer l’une des pages les plus grandioses de l’Histoire indienne.
S’inspirant des immenses épopées de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, Jodhaa Akbar est un spectacle total mêlant drame, romance, combats et danses. Le tournage dura près d’un an et nécessita plus d’un millier de danseurs en costumes traditionnels, une centaine de chevaux, 80 éléphants, 55 chameaux, et plus de 400 kilos de bijoux en or. La partition composée par A. R. Rahman (Lagaan, Guru…) confère un charme envoûtant à cette fresque aux décors grandioses, aux chorégraphies effrénées, aux couleurs somptueuses, et aux sentiments déchaînés.
Bonus
. 10 SCÈNES COUPÉES AVEC INTRODUCTION DU RÉALISATEUR (32 mn)
. ENTRETIENS AVEC LES ACTEURS ET L’ÉQUIPE TECHNIQUE (22 mn)
. BANDES-ANNONCES (8 mn) + 1 DOCUMENTAIRE SUR LE CINÉMA INDIEN EXCLUSIF À L’ÉDITION FRANÇAISE "LES CINÉMAS INDIENS" (2008 - Couleurs – 162 mn - V.O.S.T.F.)
Réalisé par Hubert Niogret (Positif)
Commandez le Coffret Collector 3 DVD (Prix : 29.99€)
Autres éditions : 2DVD (19.99 €) - Edition Blu Ray + 1 DVD (29.99 €)
