La vie des films - Actualité du cinéma

La vie des films - La boutique du cinéma

Boutique cinéma (Carlotta suite 3)

La rubrique boutique sélectionne des livres, revues, DVD, CD-rom concernant le cinéma et vous permet de vous les procurer en ligne.

CARLOTTA FILMS (Prix DVD Cahiers du cinéma 2007 pour l'ensemble de son travail éditorial et en particulier ses productions de l'année 2007), société de distribution créée il y a près de dix ans, spécialisée dans les reprises, sort régulièrement depuis cinq ans des coffrets, ou individuels, qui nous donnent la chance de découvrir ou redécouvrir des films incontournables, dans une présentation indiscutablement soignée (excellents visuels) dont les compositions font autant rêver que les titres proposés. Face à ce travail éditorial irréprochable, à ce son et à ces images excellents, cinéphiles et grand public se trouvent tout autant satisfaits. Il ne s'agit pas ici de ces collections bradées où les pâles copies et les bonus indigents vous font regretter une faiblesse. Car Carlotta Films ne se contente pas de ressortir les master mais part à la recherche de documents et propose des entretiens inédits qui, présentés en bonus, permettent une nouvelle lecture, un nouveau regard, avantage que donne le temps aux oeuvres, ce que l'on appelle l'analyse, exercice qui, on le sait, enrichit encore le rêve.
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Berlin ALexanderplatzBERLIN ALEXANDERPLATZ (sortie DVD le 06 octobre 2007)
Réalisation : FASSBINDER Rainer Werner
Drame | Allemagne | 1980-83 | 910mn
Résumé :
Franz Biberkopf vient de sortir de la prison de Berlin-Tegel où il avait été emprisonné pour le meurtre de son amie Ida. Il commence alors une nouvelle vie, se jure de rester honnête. Il retrouve quelques amis et cherche un soutien auprès de ses différentes maîtresses. Dans son entourage, il y a Eva, son amie de toujours, Lina, une Polonaise rencontrée dans la brasserie où Franz est un habitué, et sa propriétaire, Madame Bast. Mais à Berlin dans les années 1927-1928, la vie est rude et le travail rare…
Tourné pour la télévision entre 1979 et 1980, Berlin Alexanderplatz n'est pas simplement le film le plus ambitieux de R.W. Fassbinder : il constitue l'obsession d'une vie, celle du réalisateur face à l'œuvre de Döblin, et est considéré comme son plus grand film
Avec :
Günter LAMPRECHT - Franz Biberkopf
Hanna SCHYGULLA - Eva
Gottfried JOHN - Reinhold Hoffmann
Peter KOLLEK - Nachum
Bonus :
Regards sur le tournage (1980 – Couleurs – 44 mn)
Un document d’époque exclusif sur le tournage de Berlin Alexanderplatz.
Documentaire de Juliane Lorenz (2007 – Couleurs – 65 mn)
Près de trente ans après sa réalisation, une commémoration autour de Berlin Alexanderplatz agrémentée de nombreux entretiens avec notamment Günter Lamprecht, Hanna Schygulla…
Regards sur la restauration (2006 – Couleurs – 32 mn) - Ou comment Berlin Alexanderplatz a été restauré en Haute Définition, complété par de nombreux entretiens.
Exemples de restauration (7 mn) : Un comparatif avant/après restauration.
Galerie de photos
Résumés des épisodes II à XIII (4 mn)
Bande-annonce
Note de La vie des films : Une série de 13 épisodes et un épilogue tournée en 16 mn (une seule prise par scène!) et récemment restaurée numériquement, en haute définition (2K) par les soins de la Fondation Fassbinder et de Bavaria Film, a pour univers, pour ceux qui n'ont pas pu voir l'ensemble projeté le premier week-end d'octobre 2007 au Grand Rex à Paris (projection, qui sera suivie d'autres dans de nombreuses villes françaises), les jours sombres de la République de Weimar dans les bas-fonds de Berlin. Adaptée du roman éponyme d’Alfred Döblin (médecin avant d'être écrivain) publié en 1929, cette série s'attache à un Franz Biberkopf (Günter Lamprecht), le protagoniste, face à un Hoffmann Reinhold, l'antagoniste et pourtant ami qui veut l'empêcher de tenir sa promesse : être un homme honnête, racheter sa conscience. Mais si les Allemands de l'Ouest découvre cette série héritière de l'expressionisme, pour la première fois en 1980, sous forme de feuilleton télévisé hebdomadaire, nous pouvons la regarder aujourd'hui d'une seule traite (15h30 ! une sacrée journée de visionnage) ou à notre convenance, mais nous en serons de toute façon marqués et comme réinvités dans la puissance créatrice que nous connaissions déjà de ce cinéaste de génie mort à 37 ans d'une rupture d'anévrisme à Munich (1945-1982), quand certains parlèrent d'un suicide ou d'une over-dose, et qui nous donne ici à voir une sorte de long métrage en éventail, une fresque ombrée, un essai sur les forces intérieures de l'être, sur ses contradictions, sur les risques que lui font encourir sa solitude ou peut-être plus encore sa crainte de la solitude. Alors il s'entoure d'amis, d'amours, et il en paie ou pas le prix mais quelque chose ronge son innocence. BERLIN ALEXANDERPLATZ est une oeuvre-fleuve magistrale.
> Commandez-là au prix de 60 euros

Espion sur la tamiseESPIONS SUR LA TAMISE de Fritz LANG
Résumé : En Angleterre durant la Seconde guerre mondiale. Après avoir été interné quelque temps, Stephen Neale est libéré. À sa sortie, près de la gare, la fête de charité organisée par l’association “Mères des Nations Libres” attire son attention, tandis que le gain d’un gâteau au contenu bien mystérieux commence à faire des envieux…
Polar/ Policier /Suspense | États-Unis | 1944 | 83 min
Réalisation : Fritz LANG
Avec : Ray MILLAND, Marjorie REYNOLDS, Carl ESMOND, Hillary BROOKE
Bonus
. L’Esprit émietté (15 mn)
Une analyse de film par Jean Douchet autour de la figure du héros langien et de la paranoïa.
. Bande-annonce
Note de La vie des films : Ce qui frappe dans ce film est la purété du traitement qui est au coeur, comme le commente Jean Douchet dans le bonus, du travail de Fritz Lang. Épure aux formes signifiantes, sens du tragique à travers les rapport des géométries dans le plan, effets trompe-l'oeil des miroirs et rapport prégnant à l'inconscient comme véhicule des actes, toute la dramaturgie du maître est ici en jeu en une époque déterminante de notre histoire, quelques mois avant le débarquement. C'est donc aussi un regard sur un moment clé du XXème siècle, où Londres était parsemée d'ombres et d'espoirs, et de sang, que porte Fritz Lang dans les règles du genre. D'où la forte impression que laisse cette oeuvre où un négatif enfoui est l'objet de toute une machinerie aux balanciers arrêtés par la culpabilité du héros qui cherche avec nous où s'est enrayé le système qui en fait une cible. Un très grand polar, un très grand cinéaste, à voir ou à revoir, dans un été dont les brouillards ressemblent fort à ses images en noir et blanc indémodables et fascinantes.
> Commandez au prix de 20 euros

La grande horlogeLA GRANDE HORLOGE de John FARROW
Construit sous la forme d’un gigantesque flash-back, La Grande horloge fait partie des œuvres les plus accomplies du réalisateur John Farrow. D’une grande rigueur narrative, appuyée par une mise en scène tour à tour ingénieuse et oppressante, ce grand classique du polar hollywoodien est un tour de force formel exceptionnel, porté par un trio d’acteurs prestigieux, une musique endiablée signée Victor Young et une photographie de John Seitz, l’incomparable chef opérateur d’Assurance sur la mort.
Résumé : George Stroud est le rédacteur en chef de « Crimes-Magazine », propriété du magnat de la presse, Earl Janoth. Lorsque Pauline York, l’ancienne maîtresse de Janoth, rentre dans sa vie durant quelques minutes, les ennuis commencent pour Stroud…
Polar/ Policier /Suspense | États-Unis | 1948 | 91 min
Réalisation : John Farrow - Scénariste : Jonathan Latimer
Compositeur : Victor Young - Monteur : Leroy Stone - Directeur de la photographie : John Seitz
Avec : Ray Milland : George Stroud
Charles Laughton : Earl Janoth
Rita Johnson : Pauline York
Maureen O'Sullivan : Georgette Stroud
George Mcready : Steve Hagen
Bonus :
.Un polar de précision (20 mn)
Bernard Eisenschitz revient sur la mécanique du film, sa genèse et la relation artistique entre le réalisateur John Farrow et le chef opérateur John Seitz.
.Bande-annonce
Note de La vie des films : Adaptée du roman "Le grand Horloger" de Kenneth Fearing, écrit en 1946 et traduit l'année suivante en France par Boris Vian, pour être dès après achetée par Hollywood, cette histoire à suspense qui a pour cadre l'empire de la presse, nous montre tout comme "Espions sur la tamise" commenté ci-dessus un homme piégé par une horloge, verte ici, couleur déterminante dans cette intrigue époustouflante, ludique, noire et pourtant joyeuse parce que les comédiens à la fois précis et libres y déploient une énergie hautement communicative. Traité avec de généreux et talentueux plans-séquences que l'on doit à John Farrow, père de Mia Farrow (née en 45 et dont la mère n'est autre que Maureen O'Sullivan (qui fut l'interprète de Jane dans Tarzan) qui joue ici la femme du protagoniste interprété par le tout aussi célèbre Ray Milland) et à son inspiré directeur de la photo John Seitz, ainsi qu'à leur équipe qui tire tous les avantages du tournage en studio, nous passons en cette compagnie un moment d'enchantement. Traque aux contours hitchcockiens, humour dans le traitement parfois distancié, parfois cauchemardesque, comme en un balancier féroce et maîtrisé, un régal du film de genre. Avec en bonus un commentaire documenté et solide sur la génèse et la construction filmique de ce récit auquel Charles Laughton en magnat de la presse donne des reflets d'angoisse et d'humanité dont Bernard Eisenschitz sait pour nous éclairer les nuances.
> Commandez au prix de 20 euros

Le temps des gitansLE TEMPS DES GITANS Drame | Yougoslavie | 1989 | 136 mn de Emir Kusturica (Date de première sortie: 01/01/1988 - Date de reprise : 13/06/2007) Disponible depuis le 6 juin 2007 :
Résumé : Enfant bâtard d'un soldat slovène et d'une Tzigane. Perhan vit dans un taudis de la banlieue de Skopje avec sa grand-mère maternelle Baba, guérisseuse, sa jeune soeur Danira infirme des jambes, son oncle Merdzan qui engrosse les filles, et un dindon qu'il a adopté. Perhan veut épouser Azra, son amour d'enfance, mais la mère de celle-ci, vraie harpie, le rejette comme un mauvais parti. Il ne reste plus au garçon qu’à sortir de la misère et à faire fortune. Mais comment ?
Note de La vie des films : Film culte, qui nous a fait tant rêver de 1989 à aujourd'hui - qui n'a pas rêvé en effet à son tour après ces 136 minutes de folie, de musique (de l'incomparable Goran Bregovic), d'amour et de parcours initiatique dans la fièvre et l'errance, de faire voler les fourchettes ? - Le temps des gitans ressort dans une version d'une qualité exceptionnelle pour nous replonger avec encore plus de précision dans la passion filmée par le talentueux et délirant Emir Kusturica. La fête et la magie, la puissance du mental dans un monde de violence... un pur régal à l'autel de la démesure. Inoubliable. Et des bonus (+ de deux heures) qui permettent d'approfondir son regard sur cette oeuvre. Un coffret de haute volée !!!
Nouveau master restauré - Son stéréo Dolby Surround
DVD1: Film et Bande-annonce.
DVD2:
- Autour du Temps des Gitans (15 mn)
La place du film Le Temps des Gitans dans l’œuvre d’Emir Kusturica.
- Le rêve gitan (21 mn)
Un entretien exclusif avec Emir Kusturica.
- La musique comme art de vivre (20 mn)
Dimitri Galitzine, ethnologue, évoque l’importance de la musique au sein du film et des cultures tziganes.
- L’errance et le rêve (14 mn)
Sur un texte de Jean-Max Méjean, auteur de l’ouvrage Emir Kusturica, une étude sur les symboles et les thématiques du film.
- Témoignage d’amitié (15 mn)
Serge Regourd, ami d’Emir Kusturica, évoque la personnalité du cinéaste et sa singularité.
- Kusturica tourne Le Temps des Gitans (6 mn)
Sur le tournage du Temps des Gitans, un entretien d’époque avec le réalisateur. - Kustuland (5 mn)
Une visite exclusive de Küstendorf, le village qu’Emir Kusturica construit depuis 2003 dans les montagnes serbes.
- Fin alternative (3 mn)
> Commandez le coffret LE TEMPS DES GITANS au prix de 25 euros pour que le réalisme magique arrive chez vous !

Joaquim Pedro de AndradeCOFFRET JOAQUIM PEDRO DE ANDRADE - 5 DVD (sortie le 4 juillet)
L'intégralité de l'oeuvre de Joaquim Pedro de Andrade, figure phare et esprit libre du Cinema Novo (et de nombreux bonus).
DVD 1 : Macunaima (1969 - De la jungle à la ville, le "héros sans caractère", brille par sa paresse et sa désinvolture...)
DVD 2 : Les Conspirateurs (1972 - A la fin du XVIIIème siècle, un groupe d'intellectuels mené par un sous-lieutent nommé Tiradentes, prépare un soulèvement pour rendre au peuple brésilien son indépendance...)
DVD 3 : Le prêtre et la jeune femme (1965 - Dans une ancienne région minière, la seule jeune femme d'un village bientôt désert, est l'objet de toutes les convoitises...)
DVD 4 : Guerre conjugale (1975 - Un vieux couple manifeste sa haine réciproque, un avocat s'efforce de séduire les femmes à sa portée, un homme fait des avances à un ancien camarade de classe...)
DVD 5 : L'homme du bois Brésil (1981 - La vie, les amours et l'oeuvre de l'écrivain moderniste révolutionnaire Oswald de Andrade...)
Bonus dans chacun des 5 DVD :
- Entretiens
- Making of
- Courts métrages
- Documents sur la restauration
- Bandes-annonces
Ce qui fascine lorsque l'on plonge dans ces plus de 13 heures de films, documentaires et documents qui nous permettent de détenir en DVD enfin la filmographie complète de ce magique réalisateur brésilien (1932-1988) aux 14 films, documentaires et fictions, entre 1959 et 1981, c'est ce regard à la fois affranchi et ancré dans son époque (avant, pendant et après le coup d'Etat des généraux) qui transforma le cinéma de son pays.
A signaler :
- « Macunaima », comédie délirante de 1969 adaptée d'un classique des années 20 (né noir d'une mère indienne, Macunaima devient blanc sous une pluie magique. Il rencontre des personnages mythologiques et des acteurs de luttes politiques urbaines, tels qu'une guerrillera et un grand patron transmuté en géant cannibale), sort en salles, en copie neuves restaurées à partir du 20 juin 2007.
- Rétrospective à partir du 4 juillet 2007 : Le Latina, 20, rue du Temple, 75004 Paris, tél. 01 42 78 47 86 – site : lelatina.com
> commandez (le coffret de 5 DVD JOAQUIM PEDRO DE ANDRADE pour 49 euros)

Et toujours disponibles et à acquérir au plus vite : deux coffrets sortis en mai réunissant d'époustouflants chefs-d'oeuvre, tour à tour mythiques et mystiques : L'un est une partie de la mine d'or du thriller psychologique que constitue le travail de Siodmak qui a révolutionné le genre après avoir fui l'Allemagne nazie, transitant par la France avant de rejoindre son frère aux États-Unis. L'autre une leçon d'humanité, un regard documentaire et nostalgique marqué par l'influence du néo-réalisme, fresque historique et intimiste sur des familles de paysans à la fin du XIXème siècle, une plongée dans les milieux modestes de la Lombardie d'après-guerre où l'on suit deux jeunes gens qui se rencontrent dans une entreprise où ils postulent comme employés, enfin sur la solitude et l'amitié entre deux générations dans le milieu ouvrier. Des heures de plaisirs, de peurs, de larmes et de fascinations.
SiodmakCOFFRET SIODMAK - 4 DVD
* LES TUEURS(1946 - 98 mn) avec Burt LANCASTER et Ava GARDNER
* PHANTOM LADY (1944 - 83 mn) avec Ella RAINES et Franchot TONE
* COBRA WOMAN (1944 - 68 mn) avec Maria MONTEZ et Jon HALL
Bonus :
DVD 1
- Bandes-annonces
DVD 2
- Hemingway / Siodmak (23 mn)
- Entretien avec Hervé Dumont (16 mn)
- Expressionnisme en noires et blanches (16 mn)
- Le boxeur sans confession (15 mn)
- Les Tueurs version radiophonique (1949 – N&B – 30 mn)
- Les Tueurs d’Andreï Tarkovski (1956 – N&B - 19 mn)
- Inclus : le livret Collector de la nouvelle d’Hemingway
DVD 3
- Entretien avec Hervé Dumont (17 mn)
- Conversations avec Robert Siodmak (1971 – Noir & Blanc – 60 mn)
- Bande-annonce
DVD 4
- Entretien avec Hervé Dumont (10 mn)
- Bande-annonce
> commandez (le coffret SIODMAK: 45 euros)

Coffret OlmiCOFFRET OLMI - 3 DVD
*L’ARBRE AUX SABOTS (1978, 178 mn) Palme d'Or Cannes 1978 - Meilleur Film Étranger aux César 1979
avec Luigi ORNAGHI et Francesca MORIGGI
* L'EMPLOI (1961, 93 mn)
avec Loredana DETTO et Sandro PANSERI
* LE TEMPS S'EST ARRÊTÉ (1963, 83 mn)
avec Natale ROSSI et Roberto SEVESO
Bonus :
DVD 1
- Bande-annonce
DVD 2
- Conversation exclusive avec Ermanno Olmi autour de L’Emploi (21 mn)
- Dialogue d’un vendeur de calendriers et d’un passant (1954, 10 mn)
un court-métrage de Ermanno Olmi d’après les Petites Œuvres morales de Giacomo Leopardi.
- Bande-annonce
DVD 3
- Conversation exclusive avec Ermanno Olmi autour du Temps s’est arrêté (23 mn)
- Conversation inédite avec Ermanno Olmi autour de L’Arbre aux sabots (20 mn)
> commandez (le coffret OLMI : 35 euros)

Criss-CrossCRISS CROSS de Robert SIODMAK - EN DVD LE 22 AOUT
Polar/ Policier /Suspense | États-Unis | 1949 | 88mn - Titre français : Pour toi, j’ai tué
Réalisation : SIODMAK, Robert
Scénario : Daniel Fuchs d'après le roman de Don Tracy
Monteur : Ted J. Kent
Avec : Burt Lancaster : Steve Thompson (le narrateur)
Yvonne De Carlo : Anna Dundee
Dan Duryea : Slim Dundee
Stephen Mcnally : Le lieutenant Pete Ramirez
Percy Helton : Frank, le barman
Résumé :
De retour à Los Angeles, Steve Thompson retrouve Anna, son ex-femme dont le souvenir l’obsède. Celui-ci propose à Slim Dundee, le nouvel amant d’Anna, le braquage d’un fourgon blindé dont il serait le chauffeur. Mais le plan dérape et l’un des gardes est tué froidement…
L’un des plus grands chefs-d’œuvre du film noir. Réalisé par Robert Siodmak, Criss Cross est un aboutissement thématique et formel absolu dans sa carrière. Les personnages en marge de la société, usés et abusés, poussent jusqu’à l’extrême l’iconographie sans concession et implacable du genre. Porté par le duo Burt Lancaster – Yvonne De Carlo, Criss Cross est à l’image de son final : époustouflant !
Bonus :
. Répétitions/Obsessions (20 mn)
Serge Chauvin, Maître de conférences en littérature et cinéma américains, revient sur la répétition comme figure chez Robert Siodmak et sur les motifs récurrents entre Criss Cross et Les Tueurs.
. Bande-annonce
Note de La vie des films : Travail sur le flash-back, sur le triangle amoureux, sur l'entêtement, les chassés-croisés (d'où le titre), sur l'ambiguïté et le décalage entre ce qui aurait pu être et ce qui est, sur les ombres hitchcockiennes dans les couloirs, et sur l'implacabilité du milieu dirigé de main de fer par Slim que campe un Dan Duryea angoissant de froideur et de détermination, ce film intensément noir, où Burt Lancaster est une statue de beauté et de sensibilité face à une Yvonne De Carlo rayonnante d'égoïsme et peut-être d'amour simplement difficile et fou, est poignant de par sa rigueur et de par le feu qui anime ses personnages traqués par la fatalité. On remarquera l'attention portée aux seconds rôles, tel le barman Franck à la curieuse voix de fausset, et la première apparition de Tony Curtis à l'écran, en beau figurant. Du très grand cinéma. Produit par Universal International Pictures. Photographie esthète de Frank Planer, musique de Miklos Rosza qui colle aux pas des futures victimes. Toute une époque.
> commandez CRISS CROSS au prix de 20 euros

La clé de verreLA CLE DE VERRE de Stuart HEISLER - EN DVD LE 22 AOUT
Polar/ Policier /Suspense | États-Unis | 1942 | 85mn - Réalisation : HEISLER, Stuart
Titre original : The Glass Key - Scénario : Jonathan Latimer
Directeur de la photographie : Theodor Sparkuhl
Compositeur : Victor Young
Monteur : Archie Marshek
Avec :
Alan Ladd : Ed Beaumont
Veronica Lake : Janet Henry
Brian Donlevy : Paul Madvig
Bonita Granville : Opal Madvig
Richard Denning : Taylor Henry
Joseph Calleia : Nick Varna
Résumé :
Puissant agent électoral, Paul Madvig décide de soutenir la candidature du sénateur Ralph Henry dont le programme électoral résonne avec effroi dans les bas-fonds de la ville. Nick Varna, un gérant de salles de jeux, est le premier affecté par ce programme et par la trahison de Madvig. Lorsque Taylor Henry, fils de l'homme politique, est retrouvé assassiné, la tension monte…
Seconde adaptation du roman de Dashiell Hammett, La Clé de verre comporte certaines scènes d’une violence inouïe pour l’époque. Déjouant les codes de la censure, Stuart Heisler impose de nombreux thèmes et codifications propres au film noir : masochisme, corruption et ambition sans limite s’épanouissent, bien que le genre n’en soit encore qu’à ses débuts.
Bonus :
« Pour quelques raisons obscures… » (26 mn)
Philippe Labro, cinéaste et écrivain, revient sur l’influence majeure du romancier Dashiell Hammett dans le film noir et sur le style Hardboiled du roman noir des années 40.
. Bande-annonce
Note de La vie des films : Deuxième collaboration entre Alan Ladd et Veronica Lake après Tueurs à gages, un film de Frank Tuttle d'après l'oeuvre de Graham Greene tourné quelques mois auparavant (Frank Tuttle avait aussi tourné en 1935 une première adaptation de La clé de verre avec George Raft et Claire Dodd, moins convaincante que celle qu'allait réaliser Stuart Heisler), La Clé De Verre, produit par la Paramount, est une plongée vertigineuse dans le double thème de l'attachement et de l'ambivalence, ce qui forme peut-être un seul thème en forme de vrille : la résistance à soi-même. C'est aussi un film sur l'amitié, celle qui lie deux hommes dans une société corrompue dont Hammett livrait les rouages avec la maitrise d'un joueur exceptionnel et que Stuart Heisler, ancien monteur et écrivain de polars lui-même, retranscrit à l'écran dans une fidélité lumineuse. Entièrement tourné en studio, une mise en scène superbe, des interprètes d'une puissance et d'une intelligence de jeu à couper le souffle, un rythme taillé au couteau. 1942, comme le dit Philippe Labro dans l'enthousiaste et passionnant entretien qui accompagne le film : "On entre dans la décennie royale ! ".
> commandez LA CLE DE VERRE au prix de 20 euros

Amin Dada DVDGENERAL IDI AMIN DADA - EN DVD LE 22 AOUT
Réalisation : SCHROEDER Barbet
France | 1974 | 86mn
Avec : Idi Amin - Fidel Castro - Golda Meir
Résumé : Tour à tour naïf ou lucide, drôle ou inquiétant, illuminé ou sûr de sa force physique et de la mission qu’il doit accomplir, Amin Dada n’en finissait pas d’intriguer, sinon d’inquiéter. Il était celui qui acclamait Hitler et faisait disparaître des milliers de personnes… Barbet Schroeder réalise un portrait stupéfiant du Général Idi Amin Dada en prenant le dictateur ougandais à son propre jeu. Le cinéaste dévoile l’image mégalomane et jusqu’au-boutiste de ce dernier en détournant les règles du documentaire, et livre une œuvre cinglante et indispensable.
Bonus : L'Ouganda au temps de Dada (5 mn) - Une préface historique sur le Général Idi Amin Dada et son pays - Entretien avec Barbet Schroeder par Jean Douchet (21 mn) : Quand Jean Douchet et Barbet Schroeder se rencontrent pour un entretien inédit, le Général Idi Amin Dada est détrôné.
Idi Amin Dada, Général ubuesque (18 mn)
Thierry Michel, cinéaste documentariste et enseignant à l'IAD de Bruxelles, auteur de Mobutu Roi du Zaire, revient sur les enjeux de l’écriture documentaire et sur la structure du film comparable aujourd'hui à l'émission Strip Tease.
Note de La vie des films : Un étrange documentaire, exceptionnel, parce que le réalisateur a su laisser croire à Amin Dada - à la voix lénifiante et embarrassante parce que l'on sent le monstre derrière les rires réguliers qui semblent appeler à une certaine complicité - qu'il faisait lui-même le film, ce qui en partie était vrai puisque Barbet Schroeder se pliait stratégiquement aux caprices enfantins du dictateur, filmer un hélicoptère par exemple... L'entretien avec Jean Douchet permet de très bien comprendre quel était le défi, et quelles en furent ses conséquences. Car avec ce genre de despote délirant que rien n'arrête, ni les armées, ni les esprits puisqu'il disait avoir un cerveau supérieur à tout autre (né en 1924 il meurt en 2003 après avoir régné sur l'Ouganda de 1971 à 1979), une telle aventure n'était pas sans risques. On en sent le poids, et le poids de la folie imposée à un peuple, tout au long de cet entretien où le seigneur assassin est omniprésent. A voir absolument.
> commandez GENERAL IDI AMIN DADA au prix de 16 euros

voir aussi Coffret Barbet SCHROEDER au prix de 35 euros

CARLOTTA FILMS : 8 Bd Montmartre 75009 Paris - Tél: 01 42 24 10 86 - Fax: 01 42 24 16 78 - site : www.carlottafilms.com/pre_accueil.html


BODEGA FILMS DVD

Carte des sons de TokyoCARTE DES SONS DE TOKYO
Le film d'Isabel Coixet
(The Secret Life of Words, Ma vie sans moi), romance électrique et passionnée magnifiquement portée par l'interprétation intense de Sergi López (Potiche) et Rinko Kikuchi (Babel), sortira en DVD le 15 juin 2011 chez Bodega Films.
9 nominations au Festival de Cannes 2009
Synopsis : Au cours d’un repas d’affaires, M. Nagara, un entrepreneur puissant, apprend le suicide de sa fille Midori. Dévasté par sa mort, il se persuade que le compagnon de celle-ci, David, un commerçant de vins espagnol vivant à Tokyo, en est responsable et charge son assistant, Ishida, qui l'a sans doute aimée en secret, de le faire assassiner. Ce dernier engage Ryu, une jeune femme mystérieuse et solitaire, qui travaille de nuit dans un marché de poisson et mène une double vie de tueuse à gages. L'histoire nous est rapportée par un preneur de son, fasciné par Ryu mais qui ne partage avec elle que des repas en silence et la captation de sa voix, de son souffle.
DVD 9 – MASTER HAUTE DÉFINITION
Version Originale Dolby Digital 5.1
Sous-Titres Français
Format 1.85 respecté
16/9 compatible 4/3 – Couleurs
Durée du Film : 102 mn
Suppléments :
Bande-annonce
Scènes coupées (4 min)
Journal de bord (33 min)
Note de La vie des films : On ne sait pas pourquoi la critique française se plaît à écorcher certains films, se faisant alors souvent unanime et utilisant contre eux ses propres méthodes, c'est-à-dire les clichés. Car raconter que "Carte des sons de Tokyo" est un petit frère blafard de Wong Kar-wai (il est indéniable que l'onde esthétique est comparable, avec ce voeu et ces larmes) ou que le film est plastiquement beau (et tant mieux) mais sonne creux (alors que l'on s'est rué sur "Lost in translation" qui jouait exactement, et heureusement, sur les mêmes principes de décalage d'un étranger au pays du soleil levant), c'est tout simplement être passé à côté d'une oeuvre d'une grande justesse et d'une vraie sensibilité, tant des acteurs, que de la réalisatrice et de son équipe (très beau scénario même si l'on ne saura pas exactement, hormis le cas développé, comment Ryu exerce ses talents de tueuse mais ce n'est pas le sujet du film, et magnifique bande originale qui mixe l'icône de la chanson "genka", Misora Hibari, avec Antony & the Johnsons et Max Richter, à qui l'on doit entre autres la bande originale de Valse avec Bachir). L'érotisme frontal est assumé par l'image comme rarement cinéastes européens parviennent à le faire - reconnaissons que les espagnols, ce qui est le cas de la réalisatrice (catalane), sont plus talentueux en ce qui concerne le travail sur la sensualité ("Un vin peut être charnel?" demande Ryu à David) que les souvent timides ou maladroits français.
Le récit, conduit par un vieux preneur de son qui vend ses "prises" au cinéma, à la télé, à la radio, aux studios d'enregistrement, et traîne à la Halle à Marée de Tsukiji où travaille Ryu de nuit (images fascinantes du thon tranché laissant la marque de son sang sur le bois pourtant mille fois rincé) - un peu à la manière de "La femme d'à côté" de Truffaut où c'est un personnage qui a observé et compris qui rend en quelque sorte hommage à une histoire d'amour et de mort en nous la rapportant - l'aime mais ne vit avec elle que l'enregistrement de sa part de silence dans les cimetières où ils errent ensemble le dimanche, et de sa bouche aspirant le ramen ou mastiquant le mochi qu'elle vénère comme on s'attache aux détails qui font la vie bien plus qu'aux grands discours.
Le décor du Love Motel où le couple se retrouve dans une chambre baptisée "Place des Vosges", elle parce qu'elle doit le tuer mais qu'il lui plaît, lui parce qu'à travers elle il peut revivre la mise en scène de son histoire d'amour volée par la mort, est d'un kitch qui n'est autre que du réalisme. Car ce que saisit le film, magistralement interprété par Rinko Kikuchi vue dans Babel où elle était encore plus muette, et Sergi López en expatrié habité depuis l'enfance par la tendance d'un monde dont il a fait son quotidien depuis trois ans tout en y infiltrant le vin français comme dernière trace d'une origine contrôlée mais noyée d'ivresse teintée d'une lâcheté de mâle dépassé par le miroir des circonstances, est que "La vie en rose" est en effet, ici en japonais, l'hymne de tant d'amour improvisées et qui vous attrapent à la gorge quand il est déjà trop tard.
Et si cette chanson tourne en boucle, la mort aussi, puisque c'est elle qui du simulacre que représentent les premières images, au nettoyage impossible des dernières, est toujours exacte à son rendez-vous. Eros est l’instinct qui mène à conserver la substance vivante et à l’agréger en unités toujours plus grandes (de Midori à Ryu). Thanatos serait l’instinct tendant à dissoudre les unités vivantes et à les ramener à l’état inorganique (de Ryu à Midori). Alors prétendre que la découpe du poisson est une trop évidente métaphore c'est comme tirer sur le pianiste quand il joue, car et on le constate dans les bonus du DVD, c'est avec une croyance réelle en l'instant magique et érotique que Isabel Coixet cherche à ciseler un journal de bord d'une rencontre salvatrice mais condamnée par ce qui la scelle, comme une chanson d'amour qui passe et trépasse, comme un jour qui se lève sur un marché pour touristes.
Et confondre le parfum d'un impossible amour représenté comme une balade nocturne envoûtante et enfouie dans le déplacement avec une panoplie de stéréotypes, quand il s'agit de la poésie du sexe, c'est un peu comme prendre Haruki Murakami, auquel Isabel Coixet fait référence, pour un auteur à deux sous...
www.cartedessonsdetokyo-lefilm.com

CARTE DES SONS DE TOKYO : BANDE-ANNONCE VOST par baryla

jodhaa akbarJODHAA AKBAR - Coffret Collector 3 DVD
Résumé
Au 16e siècle, l'Hindoustan est dominé par la dynastie des empereurs musulmans moghols. Le dernier héritier, Jalaluddin Muhammad Akbar, un farouche guerrier, multiplie les batailles pour repousser les frontières de l'empire.
Afin d'unifier le territoire qui deviendra l’Inde, il consent à épouser Jodhaa, une princesse rajpoute hindoue...
A propos du film
Après Lagaan et Swades, Ashutosh Gowariker réalise une nouvelle fresque épique, inspirée de l’histoire du véritable empereur Akbar. Sublimé par une photographie flamboyante, Jodhaa Akbar est autant un splendide conte indien qu’une formidable reconstitution historique, tournée dans les décors naturels grandioses du Rajasthan. Les stars Aishwarya Rai (Devdas) et Hrithik Roshan (La Famille indienne) interprètent magnifiquement cette histoire d’amour hors normes, l’élevant au rang de chef d’oeuvre du cinéma Bollywood.
Ashutosh Gowariker s’est entouré d’une équipe de chercheurs et d’historiens de New Delhi, Agra ou encore Jaipur, pour illustrer l’une des pages les plus grandioses de l’Histoire indienne.
S’inspirant des immenses épopées de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, Jodhaa Akbar est un spectacle total mêlant drame, romance, combats et danses. Le tournage dura près d’un an et nécessita plus d’un millier de danseurs en costumes traditionnels, une centaine de chevaux, 80 éléphants, 55 chameaux, et plus de 400 kilos de bijoux en or. La partition composée par A. R. Rahman (Lagaan, Guru…) confère un charme envoûtant à cette fresque aux décors grandioses, aux chorégraphies effrénées, aux couleurs somptueuses, et aux sentiments déchaînés.
Bonus
. 10 SCÈNES COUPÉES AVEC INTRODUCTION DU RÉALISATEUR (32 mn)
. ENTRETIENS AVEC LES ACTEURS ET L’ÉQUIPE TECHNIQUE (22 mn)
. BANDES-ANNONCES (8 mn) + 1 DOCUMENTAIRE SUR LE CINÉMA INDIEN EXCLUSIF À L’ÉDITION FRANÇAISE "LES CINÉMAS INDIENS" (2008 - Couleurs – 162 mn - V.O.S.T.F.)
Réalisé par Hubert Niogret (Positif)
Commandez le Coffret Collector 3 DVD (Prix : 29.99€)
Autres éditions : 2DVD (19.99 €) - Edition Blu Ray + 1 DVD (29.99 €)



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